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Informations destinées aux vétérinaires

Le martinet, un patient pas comme les autres
Durant les mois d’été, le martinet (apus apus, Linné, 1758) est un visiteur fréquent des cliniques vétérinaires spécialisées dans le soin des petits animaux. Cela concerne principalement les zones urbaines, car c’est là qu’il niche le plus volontiers.


Adultes

Au printemps, les martinets quittent leurs quartiers d’hiver africains et rejoignent, début mai, leurs sites de nidification en Europe. Chaque année, un certain nombre d’entre eux se retrouvent entre les mains de l’homme et sont apportés chez le vétérinaire par des personnes soucieuses de leur venir en aide. Plus que tout autre oiseau, le martinet est fait pour vivre dans les airs. Il ne se pose jamais délibérément. Les adultes trouvés au sol sont généralement victimes d’accidents ou très affaiblis. Il est alors indipensable de leur porter secours. Lorsqu’ils recherchent un endroit où nicher, il arrive également, et de manière assez fréquente, qu’ils pénètrent dans des bâtiments ou des combles dont ils ne peuvent plus ressortir. Un martinet qui se retrouve au sol dans un lieu clos est incapable d’en trouver l’issue par lui-même.

 

À gauche : martinet adulte présentant des lésions au niveau du plumage, au milieu: martinet adulte souffrant d’une blessure à la tête © E. Brendel

 

Martinets juvéniles

Chaque année, durant la période de reproduction, un nombre important de jeunes martinets, parfois orphelins, sont trouvés au sol. Sans une aide adaptée, ces oiseaux sont condamnés, car les parents ne nourrissent jamais leurs petits en-dehors du nid. L’élevage de ces jeunes doit absolument tenir compte de certains paramètres propres à leur espèce. En effet, un régime alimentaire inadapté entraînera immanquablement de graves lésions au niveau du squelette et du plumage, pouvant conduire à une incapacité de vol.

 

Martinets juvéniles à leur arrivée au centre de soins © E. Brendel


Problèmes
Le soin des martinets reste un domaine peu connu de la médecine vétérinaire et revient le plus souvent à des profanes zélés. Par conséquent, la prise en charge de ces oiseaux, dont l’objectif est la remise en liberté, n’est donc pas toujours conforme aux besoins de l’espèce. Nombreux sont les « découvreurs » de martinets qui mettent tout leur cœur à s’occuper de leur protégé, mais dont les efforts se soldent par un échec en raison des exigences propres à l’espèce. Les nombreuses informations qu’ils recueillent ça et là, contradictoires et souvent erronées, ne leur facilitent pas la tâche.


Où trouver de l’aide?
Les « découvreurs » de martinets s’adressent en priorité à un vétérinaire, notamment au leur, s’ils possèdent un animal.
Ils se tournent également vers les passionnés d’oiseaux pouvant figurer parmi leurs connaissances, vers l’association locale de protection animale, vers les animaleries et les jardins zoologiques. Malheureusement, les personnes qu’ils rencontrent sont souvent démunies face aux exigences spécifiques des martinets. Il n’est pas rare non plus qu’ils soignent leur protégé « à leur idée », ce qui, par manque de connaissances, se révèle souvent désastreux pour l’oiseau. De nombreux centres de soins pour oiseaux s’occupent de leurs pensionnaires avec un grand dévouement, mais souvent au mépris du mode de vie et de la biologie du martinet. Certains procédés concernant le nourrissage, le soin et même les traitements, continuent à être mis en œuvre, malgré leur caractère discutable. En règle générale et contrairement aux oiseaux chanteurs, un martinet subissant des soins inadaptés ne mourra pas au bout de quelques jours, mais finira inévitablement par développer des lésions au niveau des organes, du squelette et du plumage. Ce décalage temporel complique singulièrement la tâche du vétérinaire, qui a parfois du mal à se faire entendre. En outre, les spécialistes ont souvent des vues divergentes sur les soins qu’il convient de prodiguer à cet infatigable voyageur.


Manque de contrôle

Les martinets remis en liberté n’étant presque jamais bagués de manière officielle, la réussite ou l’échec des soins auxquels ils ont été soumis échappent généralement à tout contrôle. Ce sont eux qui, dans tous les cas, en font les frais, car chez ces oiseaux hautement spécialisés, la moindre erreur peut se révéler fatale. Souvent, en particulier dans les cas de soins et/ou de régime alimentaire inadaptés, ou d’évaluations erronées de lésions telles que fractures et luxations, le martinet est condamné et devra endurer de longues souffrances avant de mourir.


Pronostic et thérapie
Chez le martinet, fait pour passer sa vie à voler, certaines blessures, comme les fractures à l’aile, doivent être évaluées selon des critères qui diffèrent de ceux appliqués aux autres espèces, notamment aux oiseaux de cages et de volières. Les possibilités thérapeutiques sont limitées, car l’objectif du traitement n’est pas seulement de lui sauver la vie, mais d’obtenir une restauration complète de ses facultés afin de lui permettre de survivre dans la nature.

 

Suivi médical

Au-delà des simples manipulations vétérinaires, la prise en charge d’un oiseau sauvage demande un suivi adéquat et souvent important. Son comportement et ses besoins diffèrent considérablement. Ainsi, le vétérinaire doit non seulement s’interroger sur ce qui, d’un point de vue médical, est sensé, possible et applicable, mais aussi adapter son action aux exigences spécifiques du martinet. Dans de nombreux cas, une collaboration avec des ornithologues compétents est indispensable. Leur avis est également important lorsqu’il s’agit d’évaluer l’espérance de vie moyenne et les chances de survie d’un oiseau relativement à la saison (en particulier pour les migrateurs!).

 

Pour quel type de blessures et de lésions que ce soit, le vétérinaire doit être en mesure de se prononcer très tôt et avec la plus grande certitude possible sur les chances de récupération ad integrum, sur les moyens thérapeutiques pouvant être mis en œuvre et sur la possibilité d’assurer un suivi médical adéquat.

 

À droite : juvénile grièvement blessé au flanc par un chat © E. Brendel

 

L’expérience que nous avons accumulée au fil des années nous permet de mieux évaluer les besoins spécifiques de cet oiseau hautement spécialisé et d’en tirer les conséquences qui s’imposent. Ces acquis doivent aider le vétérinaire à effectuer un bon diagnostic lorsque des martinets sont apportés à son cabinet, à énoncer un pronostic réaliste et à prendre en considération le « découvreur » tout comme l’animal. Par son action, il contribue non seulement à la protection animale, mais aussi à la protection des espèces. Il faut savoir que le martinet a été déclaré « oiseau de l’année 2003 » par les associations de protection de la nature, en raison notamment des nombreux dangers qu’il encourt en vivant dans les zones urbaines.

 

Buchenstraße 9
D-65933 Frankfurt

Tel.:+49(69)35 35 15 04
Nous ne prenons en charge que les martinets! Pour les autres espèces, veuillez vous adresser aux centres de soins des différentes régions:
http://www.uncs.org/
 
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